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Le Druidisme contemporain situe son origine dans la Tradition des Druides antiques de l'âge de fer ; ces Ancêtres ont reçu l’héritage de ceux qui les ont précédés, ainsi nous nous considérons nous-mêmes comme les héritiers, à notre tour, de cette Religion primitive. Les Druides représentaient la classe sacerdotale de la civilisation celtique qui s’étendit sur l’Europe pendant près de huit siècles. Ils occupaient de nombreux rôles, indépendamment du rôle religieux et spirituel dont ils avaient la charge : ils étaient philosophes, astronomes, diplomates, médecins, gardiens de la mémoire des tribus, devins, conseillers des rois, avaient en charge l’éducation de la jeunesse etc.

Avec la conquête romaine, leurs pouvoirs furent affaiblis, puis combattu car le rôle politique qu’ils exerçaient assurait la cohésion du monde celtique et représentaient une opposition à l’autorité des empreurs romains. Néanmoins, les romains étaient tolérants sur le plan religieux et ils ne combattirent pas les croyances des peuples Gaulois. En revanche, pour les premiers chrétiens qui arrivèrent en Gaule dès le III° siècle et qui entreprirent de la convertir, la religion des Druides représentait un obstacle. Ils s’acharnèrent donc à la combattre jusqu’à ce que les Druides soient officiellement interdit, lorsque l’Empire romain adopta le christianisme comme religion officielle.

C’est donc à la fois une persécution politique et religieuse qui obligea les Druides à entrer dans la clandestinité pour essayer de transmettre leur savoir et leur spiritualité. Mais le temps et l’acharnement de l’église firent petit à petit disparaître leur héritage. Que nous reste-t-il aujourd’hui de la religion des Druides qui fleurît pendant plusieurs siècles en Europe de l’Ouest, ainsi qu’en Angleterre et en Irlande ?

- Sur un plan matériel, les découvertes archéologiques de plus en plus nombreuses permettent de cerner davantage le rôle religieux des Druides au sein des cités gauloises, notamment par le biais des restes de temples mis à jour. Toutefois, nous pensons que ces restes ne représentent qu’un aspect de leurs pratiques à un moment donné de notre histoire et si l’on remonte dans le temps nous pouvons penser que leur temple fût la nature, le grand livre de leur savoir ; nous pensons qu’ils étaient en relation directe avec les Eléments et qu’ils cherchaient des lieux où ils savaient trouver des forces telluriques et magnétiques ; de plus certains textes évoquent de grands feux allumés sur des hauteurs à l’occasion de certaines célébrations rassemblant les tribus ; Des pratiques religieuses devaient donc avoir lieu dans des lieux naturels à l’écart des cités, mais dont on ne trouvera certainement jamais aucune trace.

- Les mythes et légendes véhiculés oralement furent en partie mis par écrit essentiellement en Irlande et au Pays de Galles entre les VII° et XII° siècles, mais ces écris furent retranscrits par des moines et ont reçu une influence chrétienne.

- La rémanence des coutumes païennes dans la traditions chrétienne (bûche de Noël, l'arbre de mai, le feu de la Saint-Jean, Toussaint, chandeleur...), les légendes populaires (Mélusine, Gargantua...) ainsi que les survivances des traditions populaires liées à des lieux de cultes naturels (sources et fontaines sacrées, arbres, rochers, hauts-lieux, etc.)

Par ailleurs, différentes pratiques plongeant leurs racines dans le druidisme ancestral ont fait, dans une certaine mesure, perdurer l’héritage des Druides du passé : Leur rôle de médecin donnera naissance dans les campagnes à toute la lignée des guérisseurs, rebouteux, sourciers et paysannes qui connaissaient les secrets des plantes. L’art de la divination s’est également transmis au sein des familles dans les milieux ruraux. La poésie et la musique qui étaient l’apanage des Bardes, perdurera particulièrement au Pays de Galles au travers des écoles bardiques. Celles-cii fourniront des artistes aux différentes cours des seigneurs et des princes anglais jusqu’au XVIII° siècle.

Puis au XVIII° siècle eut lieu ce que l’on appelle aujourd’hui la « Résurgence Druidique » grâce à trois personnages :

- John Toland qui lança en 1717 un appel afin de rassembler les Bosquets druidiques encore existants, ce qui laisse sous-entendre qu’une survivance du druidisme était encore active. Il fondera ensuite l'Ancient Druid Order, plus connu sous le nom de Druid Order.

- Henry Hurle, qui fondera en 1781 l'Ancient Order of Druids;

- Iolo Morganwg fonda en 1792 la première Gorsedd Beirdd Ynis Prydain (Collège des Bardes de l'Île de Bretagne). Il prétendait faire remonter sa filiation par le biais du Bardisme Gallois à un Barde du XII° siècle.

Aujourd’hui, la plupart des groupes druidiques descendent de ces trois lignées. D’autres groupes ne font pas directement partie de ces filiations mais sont reconnues comme druidiques dans la mesure où leur fonctionnement respecte les valeurs et les références communes aux autres groupes.

Nous avons vu que le savoir, la philosophie et les pratiques spirituelles des anciens Druides sont en grande partie perdus ; d’une part pour les raisons évoquées précédemment, mais aussi parce que la transmission druidique était exclusivement orale. Aujourd’hui il est donc nécessaire d’élaborer un Druidisme adapté au monde contemporain à partir des éléments qui nous sont parvenus, tout en les débarrassant des déformations et dénaturations apportées par le christianisme, mais aussi de la vision romantique du Druidisme qui s’est développée au XIX° siècle.

 

 

Le Druidisme antique est une tradition spirituelle «première», une foi européenne «native» mais aussi une tradition qui honore l'inspiration, l'intuition et qui est connue pour avoir refusé de figer l'esprit dans la lettre. Aujourd’hui, le Druidisme est une tradition vivante, adaptée à notre environnement, à nos rythmes, à nos sensibilités. Nous sommes les héritiers de nos Ancêtres, directement ou indirectement, nous allons sur les mêmes lieux, nous prions les mêmes Divinités, nous nous nourrissons des mêmes énergies et des mêmes symboles. Comme pour nos Ancêtres, notre «pays» n'est pas seulement de ce monde ; nous sommes comme eux les enfants de la Terre, la Mère qui nous nourrit, mais nous sommes aussi les enfants des Divinités, et le Druide réunis en conscience ces deux aspects de la Vie.  

Pour les Druides, les liens qui unissent le Ciel et la Terre ne sont pas simplement fortuits mais «sacrés». Ils considèrent la Vie sous toutes ses formes comme participant au souffle de la grande Force de Vie universelle, qui est le Souffle Divin. Les Druides voient l’expression des Dieux et des Déesses dans le Tonnerre, le Soleil, la Terre et dans toutes les forces de la Nature. C’est en contemplant la Nature et ses Lois que nous pouvons approcher l'Esprit des Déités. Les montages, les rivières, les arbres, les forêts, les sources, les monts sont autant de lieux considérés comme sacrés. Les lieux de prières et de célébrations ne sont pas uniquement liés à la «topographie», ils ont aussi un sens, une histoire, un «Esprit» ; c’est dans ce sens que le Druidisme est un paganisme, il est lié au « pagus », au « pays » qui influe sur tout ce qui y vit, et qui influence donc la façon de vivre et de pratiquer la Tradition Druidique. Nos lieux de vie, notre époque, nos environnements expliquent également la diversité de nos pratiques et de nos approches.

Les Druides du passé n’ayant pas transmis d’écrits, il n’y a donc pas de livre « sacré » qui s’imposerait à tous. La principale source d’inspiration et d’enseignement est le Grand Livre de la Nature. Le Druidisme est donc une religion sans dogme, il ne cherche pas à fixer l'Esprit des Dieux dans une seule expression. Il reconnaît volontiers la pluralité et la richesse des diverses expériences spirituelles, ce qui fait de lui une voie unique et authentique qui se suffit à elle-même. De cette façon il parvient à offrir un chemin spirituel qui évite les problèmes d'intolérance et de sectarisme que les religions établies ont rencontrées. Qu'ils aient choisi d'adopter un point de vue particulier ou pas, la plupart des Druides se caractérisent par leur tolérance envers la diversité des conceptions concernant la dimension spirituelle du Druidisme, dans la mesure où celles-ci s'inscrivent effectivement dans le cadre de la Quête Druidique et de l'héritage celtique.

Si la plupart des Druides sont polythéistes et se reconnaissent dans ses principes, quelques uns révèrent le Divin sous d'autres formes : déiste, théiste, panthéiste, moniste, animiste. La seule constante reconnue est qu’il s’agit d’un culte païen s'appuyant sur le panthéon celtique. D'autres se sentent moins liés à l'esprit du lieu ou à celui des Ancêtres. Ces différentes approches nous confortent dans l'idée que la Tradition Druidique permet la pluralité des approches qui, loin de s'exclure, s'enrichissent et se combinent comme autant de reflets de la diversité de nos compréhensions. Il n'y a pas de vérité unique et universelle mais plusieurs façons de concevoir le monde et d'honorer les Dieux et Déesses de Celtie. Ces diversités enrichissent nos parcours spirituels, nous incitent à la réflexion, à l'analyse, à la compréhension et à la tolérance. Le Druidisme est donc en capacité d'exprimer toutes les nuances de conception du Divin qui sont autant de facettes d'une réalité inexprimable dans la mesure où sont respectés le sens et la cohérence de l'héritage spirituel de la civilisation celtique. Une cérémonie druidique pourra donc rassembler des personnes qui ont des conceptions différentes au sujet de la notion de l'Innomable ou des Divinités celtiques. Elles pourront ainsi célébrer ensemble et de façon harmonieuse la Roue de l'année et apprécier la compagnie des autres, en acceptant le fait qu'aucun n'a le monopole de la vérité, et que la diversité est saine et naturelle. Cependant, un groupe Druidique n'est pas un "patchwork" de conceptions ou de compétences, on y retrouve une hiérarchie basée sur l'ancienneté et l'expérience; une hierarchie dont le but n'est pas le pouvoir mais bien de garantir la pérénité du groupe et la transmission de la Tradition sans dénaturation. Les Clairières ne sont pas à l'image des goupes new-age où "tout le monde est égal" et où on rejète toute hiérarchie sans en comprendre le sens et la finalité.

Le Druidisme offre une certaine lecture du monde, une sapience, une discipline de vie. Il nous invite à la recherche, au travail, à l'ouverture et délivre peu de messages «moraux». Il s'attachera plutôt à comprendre ce qu'est une relation juste et honorable de l'homme avec toute chose, avec toutes les formes de vie et la planète sur laquelle il vit. Il considère que l'homme doit assumer la pleine responsabilité des conséquences de ses actes, indépendamment de l'esprit avec lequel ses actes ont été posés. Parmi les valeurs que respectent les Druides, nous trouvons l'authenticité, le courage, la responsabilité et le respect de la Vie.

A l'instar de nombreuses religions antiques, le Druidisme, est aussi une religion à «mystères» dont certains aspects ne se délivrent que par l'initiation, la progression et le travail individuel. Elle se double donc d’une vision plus «ésotérique» de l’Univers, considérant par exemple que le macrocosme et le microcosme sont faits à l’image l’un de l’autre, sur trois plans: corporel et matériel, spirituel ou informel, animique et subtil. Dans cette vision, tout ce qui vit connaît la transmigration des âmes. Et avec toutes ces formes de vie, le Druide est en empathie. Le Druidisme est donc une religion dont la nature et la portée s'enrichissent, s'éclairent au fur et mesure de notre progression.

 

Bien que les Druides vénèrent la nature, et qu'ils tirent d'elle l'inspiration et la nourriture spirituelle, ils pensent également que le monde que nous percevons par nos sens n'est pas le seul qui existe. Un élément central de la pensée des Druides est l'existence d'un monde invisible, un Autre Monde appelé Sidh, constitué par un ou plusieurs royaumes, qui existent au delà de la perception de nos sens physiques, mais qui sont néanmoins réels. Nous pouvons avoir accès à ces royaumes au cours de notre vie, par l'intermédiaire des états de conscience modifiés comme les rêves, la méditation ou l'hypnose. Chaque Druide aura son point de vue sur la nature de cet au-delà, basé sur ses expériences propres, mais c'est cependant une croyance universellement acceptée pour trois raisons.

Premièrement: Toutes les religions ou spiritualités soutiennent qu'une autre réalité existe au delà du monde physique, en opposition avec la conception matérialiste de la vie qui soutient que seule la matière dont nous faisons l'expérience existe et qu'elle est l'unique réalité.

Deuxièmement: La mythologie celtique, qui inspire le Druidisme, est remplie de descriptions de cet au-delà où des humains y côtoient parfois les Dieux.

Troisièmement: L'existence de l'au-delà est implicite chez les Druides du passé, depuis que les auteurs classiques ont déclaré que les Druides croyaient en un processus qui a été décrit comme pouvant être la réincarnation. Certes, les textes peuvent également être interprétés dans le sens d'une survie de l'âme plutôt que de réincarnation à proprement parler, néanmoins c'est cette dernière hypothèse, même si elle ne fait pas l'unanimité, qui est le plus largement répandue parmi les Druides contemporains. Beaucoup de Druides partagent l'opinion rapportée par Philostratus de Tyane au deuxième siècle qui disait que les Celtes croyaient que pour naître dans ce monde il fallait mourir dans l’Autre-monde et, réciproquement, quand nous mourons ici, nous naissons dans l'au-delà. C'est pour cette raison que les rituels funèbres druidiques se concentrent sur l'idée que l'âme expérimente un moment de naissance dans l'Autre-monde, bien que nous vivions cela comme une mort dans ce monde-ci.

On peut légitimement se poser la question du but des renaissances successives. Cela peut se comprendre si nous regardons ce que l'on pourrait définir comme les trois objectifs principaux du Druide. Ces trois objectifs, que les Druides cherchent surtout à développer en eux, sont la créativité, la spiritualité et la sagesse. Nous voyons bien qu'il semble illusoire de penser qu'une seule vie pourrait suffire à atteindre ces trois objectifs, c'est pourquoi un certain nombre de vies successives sur terre, plutôt qu'une seule, semblent nécessaires pour pouvoir développer entièrement ces qualités en nous.

 

Taliesin

 

La vraie valeur d'un chemin spirituel réside dans la capacité à vivre le quotidien. Il doit pouvoir nous fournir l'inspiration, le conseil et l'encouragement pour que nous puissions négocier les difficultés, ainsi que les événements tragiques qui sont inhérents à la vie humaine sur cette Terre. Le Druidisme, par sa dimension de connaissance de soi, associé à une relation intime avec le monde spirituel et en requérant l'aide et l'inspiration des Dieux et Déesses de Celtie, favorise une profonde compréhension de la destinée humaine et des expériences qui lui sont associées.

De nos jours, comme les Druides antiques nous affirmons régulièrement ses principes en incitant chacun à œuvrer pour le Vrai, le Beau et le Juste.

 

VIDEO - Le Druidisme contemporain

RLEANS- Loiret spiritualité - La Clairière Cerridwen est une clairière druidique traditionnelle située en région d'Orléans (Loiret). Bardes, Ovates et Druides. Elle propose un enseignement druidique sur quatre degrés: Mabinog, Barde, Ovate et Druide. Elle est ouverte aux druides qui souhaitent se regrouper dans un but d'échange et de partage à l'occasion des huit cérémonies druidiques annuelles( Samain, Imbolc, Beltaine, Lughnasad, solstices et equinoxes). Orléans, Loiret. Elle est également ouverte, après une première rencontre, à tous ceux qui ont une approche spirituelle de la nature et qui souhaitent appréhender une pratique en harmonie avec leurs aspirations. Foret d'Orléans, druidisme, enseignement druidique aujourd'hui, transmission druidique, paganisme contemporain, spiritualité rituel druidique Orleans, esotérisme, philosophie pratique et spiritualité païenne, paganisme, loiret, druidisme dans l'orléanais, druidisme en france loiret, druidic seedgroup in France

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